Si vous préférez, voici l’article sous forme audio!

Les articles des jours N°8 et 9 sont l’occasion de vous inviter, si ce n’est déjà le cas dans votre mode de fonctionnement quotidien, à considérer les événements qui se présentent à vous comme de véritables cadeaux : de réelles opportunités d’apprendre et de grandir et, ce faisant, de vivre chaque jour dans une harmonie plus profonde comme je l’expérimente chaque jour de plus en plus. Chose aisée pour les situations joyeuses, mais véritable challenge pour celles qui ne le sont a priori pas du tout. Si l’événement en lui même est parfois déroutant, le véritable défi se trouve dans l’impact que celui-ci a sur nous. On en revient à nouveau à l’aptitude qui nous permet de transformer le souffrant en Or! Allons-y !

 

Actuellement, de manière instinctive, un peu comme un réflexe que j’ai pu développer, lorsque je suis confrontée à une expérience que je qualifierais de désagréable, je mets en route un processus en 3 étapes principales. J’ai à coeur de vous le partager au creux de ce programme ensoleillé car sa pratique me permet de gagner en sérénité en m’offrant trois avantages :

  1. Je transforme mon état intérieur de désagréable à neutre, voire agréable.
  2. J’apprends à me connaître encore plus profondément et à entrer en amitié avec « moi-m’aime »
  3. Je peux dynamiser et solidifier mes relations (pour autant que le récepteur soit ouvert de l’autre côté ou que j’ai envie, ou pas, de conserver cette relation).

Le pré-requis à l’usage de cette petite méthode en trois étapes vous a été brièvement mais très clairement expliqué hier par Guillaume Kremmel à la fin de la vidéo qu’il a préparée dans le cadre de sa contribution au programme de 21 jours. Si ce concept est neuf pour vous ou si vous ne le pratiquez que peu souvent, l’outil que je vous partagerai n’aura pas grand intérêt. Aussi, ai-je estimé utile de consacrer d’abord un peu de temps à la clarification de cette compétence qui nous invite à devenir l’observateur, le témoin de nos pensées et émotions. Si vous la maîtrisez, une bonne piqûre de rappel, dans mon expérience personnelle, ne fait jamais de tort!

Imaginons un exemple volontairement assez banal et peu impliquant afin de visualiser une première fois le mécanisme.

Vous êtes chez vous, en pleine rédaction d’un petit mot que vous avez envie d’écrire sur la jolie carte d’anniversaire d’une amie. L’inspiration commence à poindre le bout de son nez quand, brusquement, votre compagnon vous surprend en vous chatouillant les côtes, vous faisant perdre le fil de vos idées et déposant une jolie trainée d’encre sur la carte… Vous réagissez au quart de tour en le traitant d’idiot, les yeux froncés, les éclairs mitraillant le farceur avec ferveur… Lui, vexé, s’en va en claquant la porte, non sans vous lancer un cinglant « Tu ne sais vraiment jamais rire »…

argument-238529Le processus classique, lorsqu’on n’a pas encore intégré l’intérêt de la position d’observateur, est de commencer à fulminer intérieurement, à alimenter notre colère en se rejouant en boucle la scène qui vient de se dérouler, en nourrissant les pensées qui nous viennent pour que cela donne quelque chose comme « J’en ai ras-le-bol de lui! C’est quand même incroyable de ne pas arriver à se rendre compte que je suis occupée ! Il aurait pu être plus attentif ! Il faut toujours qu’il arrive avec ses gros sabots « (version très édulcorée pour nos petites oreilles sensibles)… Bref, plus vous remplissez le bol de vos pensées, plus votre colère grandit et votre sensation de malaise s’intensifie sans que vous ne trouviez une porte de sortie. Vous restez avec votre mécontentement, qui ira très probablement s’entasser avec les autres malaises bien au fond de vous et ajoutera des grains de sable dans les rouages déjà bien abîmés de votre relation avec votre compagnon…

 

Dans cet exemple, deux phénomènes se déroulent :

  1. Je fais grandir mon émotion dysharmonieuse : ici, la colère.

  2. Je finis par l’étouffer, souvent même sans avoir pu l’identifier avec précision, et la conserve bien au chaud à l’intérieur de moi avec un joli couvercle sur la tête…

     

A votre avis, avez-vous pris soin de vous de cette façon?

Posez-vous réellement la question…

 

L’outil qui va permettre d’être votre petite mère aimante, votre petit père soutenant ou votre meilleur(e) ami(e), c’est d’apprendre à appeler ce fameux observateur à la rescousse. Le nommer peut être aidant pour commencer : mon super héros, Superman, Super Woman (…). L’idée est d’être un spectateur attentif et impartial, d’installer de la distance entre vous et les pensées, sans vous laisser emporter par leur flot. Comme si vous faisiez un pas en arrière et vous regardiez passer les pensées, sensations, émotions de façon détachée. Pour imager le propos, les moines zen expliquent que l’on se situe alors entre l’eau de la cascade et la roche de la falaise. La cascade représente le flot de nos pensées. Nous ne sommes pas avec nos pensées dans la cascade mais nous les observons de près.

Chaque pensée qui passe vous tend la main et vous murmure « Viiiens, suis moiiiii! ». De façon générale, si nous ne connaissons pas l’existence de l’observateur, nous ne réfléchissons pas, plongeons dedans et partons pour un dialogue mental sans fin ! Bonne nouvelle, nous pouvons choisir de simplement dire : « Non, pas cette fois, continue ton chemin sans moi… aujourd’hui je ne participe pas, j’observe…! »…et ainsi laisser passer cette pensée.

Imaginez-vous les changements que cette attitude pourrait créer dans votre vie? Pouvoir stopper le dialogue que vous entretenez en continu dans la tête ? Pratiquer « l’observation de vos pensées » peut vous apporter ce bien-être!

Il existe de nombreux exercices mais en voici un de base à pratiquer n’importe où, n’importe quand… jusqu’à devenir une habitude.
J’imagine que vous approuvez le fait que chaque pensée qui pointe le bout de son nez repart, à un moment ou à un autre. Même si elle revient éventuellement régulièrement, à chaque fois elle repart. Vous allez donc vous entraîner et observer à quelle vitesse vos pensées repartent.

Fermez les yeux si vous le souhaitez. Entraînez-vous à observer à quelle vitesse vos pensées arrivent…puis repartent… Observez non seulement vos pensées mentales, mais aussi celles déguisées en sensations ou en émotions.

« J’ai soif… je ne dois pas oublier de téléphoner à… j’entends tel bruit… je ne vois pas de pensées…

Je n’y arrive pas… quelle perte de temps… encore un exercice bidon…. Zut, j’ai oublié de prendre du produit de vaisselle au supermarché… »

… tout ça, ce sont des pensées qui arrivent, puis repartent.

Souvenez-vous, vous êtes juste le spectateur. Donc quelque soit la nature de la pensée, votre unique objectif est d’observer la vitesse à laquelle elle disparaît…

Une variante consiste à vous imaginer que chaque pensée est comme un nuage dans le ciel, une étoile filante, un bateau sur un fleuve qui coule : ils ne font que passer, plus ou moins rapidement, puis disparaissent. Avec vos pensées, c’est pareil : elles apparaissent de nulle part, passent plus ou moins rapidement, puis disparaissent. Faites néanmoins preuve de vigilance et observez celles que vous commencez à entretenir pour réajuster, attentif, et vous souvenir que vous n’êtes que l’observateur. Rester conscient de votre respiration peut également vous aider grandement dans votre position d’observateur car elle vous relie au moment présent.

Cet exercice renforce l’expérience que les pensées sont simplement des formations mentales éphémères qui vont et viennent, auxquelles il n’est pas nécessaire de se joindre, et que l’on a la capacité de contrôler son esprit. Ce va et vient est une façon extraordinairement simple de comprendre et de vivre l’instant présent. A l’aide de cette pratique, si nous reprenons notre exemple du départ, vous auriez pu démarrer le processus dont je vous parlerai demain en commençant par observer le flot de pensées et d’émotions qui vous a envahi dès que votre partenaire a posé l’acte déclencheur de la tragédie !

Rendez-vous demain!

Au plaisir de lire vos partages, expériences, réactions, trucs et astuces! ♥

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2018-01-08T18:36:36+00:00

8 Comments

  1. Sarah 30 avril 2016 at 7 h 25 min - Reply

    Votre programme est un magnifique cadeau !
    L’exercice qui consiste à se placer entre l’eau de la cascade et la roche de la falaise me parle beaucoup.
    Tout en clarté et en simplicité.

    • Delphine 30 avril 2016 at 11 h 52 min - Reply

      Merci Sarah! Je suis heureuse qu’il vous plaise!
      Je trouvais aussi très « parlante » cette image de la cascade!

  2. Aann 30 avril 2016 at 8 h 17 min - Reply

    Tu es un véritable rayon de soleil, Delphine, merci d’être !

    • Delphine 30 avril 2016 at 11 h 50 min - Reply

      Merci Aann pour ce petit mot tout réchauffant
      Namasté

  3. kristel 2 mai 2016 at 13 h 10 min - Reply

    oui, la métaphore de la cascade d’eau et la roche est génialissime.

    • Delphine 7 mai 2016 at 18 h 31 min - Reply

      Heureuse qu’elle vous parle Kristel 🙂

  4. Ida 6 mai 2016 at 9 h 34 min - Reply

    Merci Delphine!
    Je vais te faire écouter à mon fils. Au moins, ce n’est pas maman qui le dit. Et ça c’est chouette pour tous les deux.

    • Delphine 7 mai 2016 at 18 h 32 min - Reply

      Aaaah ce que les mamans disent 🙂
      Merci Ida pour ce passage par ici! 🙂

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