Ma première question pour toi aujourd’hui  :

« Que fais-tu concrètement quand ça ne va pas, quand tu te sens mal à l’intérieur, que tu vois tout en noir, que ton positivisme s’est fait la malle? Et qu’aimerais-tu que l’Autre fasse? »

Si tu ne réponds pas « accueillir », alors je t’invite vraiment à poursuivre ta lecture (si tu as répondu « accueillir », continue quand même, tu sais ce que je pense des piqûres de rappel 😉 ).

Mercredi dernier, j’ai été traversée par un énorme tourbillon intérieur. Du style, tu ne sais plus pourquoi tu es là, tu as juste envie de disparaître et que toute la dureté qui t’entoure s’évanouisse en deux coups de cuillère à pot. Pour te donner une idée, si nous ne sommes pas en contact sur Facebook, je t’ai glissé le texte de mon mal être ici (écrire, ça me libère).

Par expérience ( et pour avoir testé toute une panoplie de trucs et astuces au fil du temps ), je sais et je sens que deux choses peuvent m’accompagner dans ces moments de blues et ras-le-bol intenses.

D’abord, même si je suis au bord de l’agonie, je fais clignoter dans un petit coin de ma tête un petit néon rose où s’agite la phrase « tout est impermanent » ( en d’autres mots, même si là, présentement, c’est juste insupportable, je n’oublie pas que tout finit par passer, même la souffrance – C’est un des trois sceaux du Dharma -Bouddhisme- si tu veux en savoir plus à ce sujet).

Ensuite, ou plutôt simultanément, JE ME DONNE le DROIT de faire de la place pour la part de moi qui est en pleine détresse, qui en veut à la Terre entière et qui voudrait que tout s’arrête. Et ça,  dans ma propre expérience, que ce soit quand je me permets d’accueillir ma souffrance ou quand d’autres me voient le faire (notamment quand j’ai publié ce texte sur Facebook) je constate que c’est loin d’être ok pour tout le monde.

 

Nous avons grandi (sans vouloir généraliser) en assimilant qu’ IL FAUT être positif, qu’IL FAUT se battre, qu’ON NE DOIT PAS se laisser abattre et du coup, quand la vie nous éprouve, le réflexe que nous avons la plupart du temps, c’est de RAVALER notre mal-être (on mange, on boit, on fait du sport à outrance, on s’auto-persuade que « ça va aller », on s’isole et s’éteint, on s’abrutit de séries, on s’anesthésie dans les réseaux sociaux, on s’en prend aux autres et caetera –> en deux mots, on dépose un gros couvercle sur la casserole d’eau bouillante).

Est-ce que ça change quelque chose à ton mal-être?

Sur le moment, tu l’étouffes et tu as le sentiment qu’il disparaît.
Sauf que, quand tu as terminé tes dix épisodes ou mangé la plaque entière de chocolat et que le brouillard dans lequel ils t’ont mis se dissipe, la souffrance, elle, elle rapplique toujours à un moment ou un autre…

Mon invitation aujourd’hui, elle est double. D’une part t’autoriser à accueillir et écouter la part de toi qui n’en peut plus (et tu as ici puis  deux petits « modes d’emploi » pratique si tu veux creuser la question et passer à l’action) .

D’autre part, surtout en tant qu’observateur, d’un ami par exemple, qui exprime sa souffrance du moment, de pouvoir cultiver cette habitude à, dans un premier temps, lui LAISSER le DROIT et l’ESPACE pour la déposer (pas su ton ton dos hein, ce n’est pas ton rôleSANS lui DONNER de CONSEILS (avant qu’il ne les ait sollicités ou que tu lui ai posé la question ) !

 

En effet, dans mon expérience d’observatrice de ces moments où des émotions désagréables plus ou moins fortes nous traversent, je remarque que, généralement, nous avons « juste » besoin d’exprimer ce qui est vécu comme difficile à l’instant T (préfixe latin ex : hors de – premere : presser, littéralement s’autoriser à faire sortir de soi ce qui en a besoin).

 

Les conseils, les « ça va aller », les invitations à relativiser, les encouragements, aussi bienveillants soient-ils (ne dit-on pas que l’Enfer est pavé de bonnes intentions) n’ont souvent comme conséquence, s’ils n’ont pas été demandés par la personne en souffrance, que de la faire sentir incomprise et de lui refuser l’accès à accueillir simplement ce qui, maintenant, est un défi à gérer pour lui.

 

Je nous invite vraiment, dans ces situations, à mettre notre conscience dans cette simple présence, cette douce oreille, voire ces bras ouverts que nous pouvons offrir à celui qui a mal en face de nous. Pas pour qu’il s’englue dans son mal être, le ressasse et s’y noie, mais bien pour qu’il ait la possibilité de déposer son fardeau pour, plus léger ensuite, se mettre en action et trouver des solutions, pistes et conseils éventuels. C’est un magnifique cadeau que tu lui feras.

Que ta journée te soit agréable et pleine d’Amour!

Avec coeur

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BONJOUR !

Bienvenue  !

Au grand plaisir d’échanger avec toi ♥

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2017-11-30T06:36:58+00:00

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