16/365

L’apprentissage phare de ce début 2020,
pour moi,
c’est clairement
« Delphine il est temps
de croire en nous
dès maintenant »…

Alors, par « nous, j’entends, l’Univers, Dieu, les forces magiques de là-hauuuut…
Tu vois le concept quoi…

Même si j’adoooore les surprises (joyeuses hein de préférence), j’ai quand même une suuuper grooossse tendance à prévoir, bien organiser, cadrer, faire en sorte que je me sente sécurisée, financièrement notamment.

Et là, l’Univers, le Grand Totem, lui,
il demande à ses sbires de m’envoyer des situations tests pour monter de level…
Apprendre un truc…
Réveiller ma confiance absolue…
Tu sais celle de ce proverbe bien gentil mais devant on ricane tous « L’oiseauuuu lui n’a pas peuuur que la branche craque, il a confiiiance en ses aiiiiles »… ben oui… il en a des vraies de vraies, lui, l’oiseau…

Autrement dit,
Delphine,
tu as toutes les ressources en toi,
commence à te rappeler que tu as des ailes,
fais quelques mouvements convaincants pour t’envoler
et nous
tu verras
on s’ra là…

Regarde un peu, les événements un peu (beaucoup) confrontants qui viennent frapper à ta porte en ce moment… J’suis certaine que, comme pour moi, ils ont pas mal de choses à te raconter…

Bien sûr, tu seras tenté.e au début, de crier au scandale, de pleurer, rouspéter, te transformer en pauuuvre victiiime innocente… Surtout serres-toi bien dans les bras à ce moment-là… Mais quand tu pourras, j’t’invite vraiment à poser quelques pas en arrière, à observer les situations récurrentes d’un autre angle… et de te demander ce qu’ils te permettent de faire émerger de toi, ces foutus inattendus!

Mais bon, j’donne pas d’conseils hein…

Je pose ça là…

Belle soirée à toi !

15/365

Aaaah les effets de la musique…

Il est 16h11 quand je commence à t’écrire…
Le son sur ma playlist vient me chercher et m’enrobe le coeur d’une douceur qui fait dévaler les larmes…
Prise par surprise au milieu de ma ré-harmonisation de cuisine…
Si tu veux profiter de cette bulle de tendresse : Angus and Julia Stone – Stay with me en live à Berlin…

J’arrête tout…
Je me la passe en boucle…
Je m’assieds par terre…
Et je savoure le moment…
Le mélange des voix…
Les basses qui me rappellent que je suis incarnée, en prise directe avec la Terre… Mère…
Je me sens tellement nourrie en cet instant précis..

Tout à l’heure en parlant à une collègue chérie, elle me rapporte qu’une connaissance lui a dit avoir raté sa vie car il n’est ni marié ni père à plus de 40 ans…
En ce moment précis
Moi qui ne suis ni épouse
Ni mère
Je sens
Pourtant
Combien ma vie est réussie
Et combien
Je l’aime…

Je sais que j’ai des progrès à faire
Que je suis pleine d’aspérités
Comme chacun d’entre nous
Mais je rends vraiment grâce pour tout ce qui m’a été donné de vivre jusqu’ici…
Les trop rares mais sublimes personnes que j’ai l’extrême chance de croiser ou d’avoir croisées sur mon chemin…
Les larmes séchées…
Les coeurs rafistolés…
Les mots écrits…
Les défis…
Les apprentissages…
Les erreurs…
Les succès…
Les fabuleux avec qui j’ai partagé des bouts de vie, parfois chaotiques mais si passionnés…
Les mains tendues..
Les mots écrits…
Les sourires échangés…
Les fous rires créés…
Les connexions avec la nature, les animaux, Lily doux…
Tous ces moments uniques, qui ne reviendront jamais et que je chéris précieusement dans mon coeur, sûre d’en créer encore de nombreux autres et de faire en sorte, le plus souvent possible, de semer de l’énergie pétillante et LOVE XL partout où je passe…

Ne laisse jamais les critères extérieurs à ton Intérieur proclamer l’échec de ton existence !

Bon, c’est pas tout ça, les pois chiches ne vont pas se ranger tout seuls…

Je pose ça là…
Belle suite de journée à toi 

14/365

Tu sais,
quoi que tu fasses
y’aura toujours un gars
ou une nana
pour te dire que
au choix
c’est pas bien,
c’est pas beau,
tu me déçois,
t’aurais pas dû faire comme ça,
en fait t’es pas parfait.e,
tu n’es pas si bien que ça,
ton truc c’est pas terrible,
j’en passe et des meilleurs.

Plus tu mords à pleine dents
dans la vie,
plus tu es visible
plus
effectivement
il y a ce petit (ou grand) risque
de ne pas rencontrer les attentes d’autrui…
et que
cet autrui bien intentionné te l’exprime
gentiment
ou pas.

Alors de deux choses l’une.

Soit tu retournes te planquer dans ton placard,
en ne bougeant pas d’une oreille
et en tentant tant bien que mal de te conformer à ce que machin veut
tout en n’oubliant pas de te réadapter quand c’est à bidule que tu causes…

Ou bien

tu choisis,
simplement,
en tremblant peut-être au début,
puis avec de plus en plus de force,
de n’avoir de compte à rendre à personne
si ce n’est à toi-même,
de ne jamais t’abaisser au formatage pour glaner l’illusion d’être apprécié (finalement pour ce que tu n’es pas en vérité)…

Mais d’être
simplement
cohérente avec toi-même
te donnant droit
au choix
à l’erreur
au bonheur
en toute cohérence
autant que cela est possible
avec tes valeurs
et ce que vibre ton coeur!

La Vie est trop courte pour se coltiner des donneurs de leçons et des « écoute-moi-j’ai-toujours-raison-je-sais-mieux-que toi »…
Apprenons l’enseignement qui les a fait se placer sur notre route
et puis
basta!

Je pose ça là…
Comme s’est venu…
Parce que oui
je suis gentille
mais faut pas me chercher 😁

Soirée belle à toi !

ღ 13/365 ღ

Depuis quelques jours, je ressens une gène à l’intérieur de mon oeil droit.

J’avais bien senti qu’au passage des 40 printemps, ma vue qui avait toujours été impeccable commençait à marquer de petits signes de faiblesse…
Mais là,
je sens que c’est un peu différent…

Je me promets de prendre rendez-vous cette semaine chez un ophtalmo…
Mais dans la journée de samedi, une pensée m’a traversée.

Et si c’était une tumeur au cerveau.
Et si je n’avais plus que quelque mois à vivre.

Je ne parviens pas à décrire précisément ce qui s’est passé à l’intérieur de moi quand cette phrase a résonné… Mais c’était très proche de la joie immense.
Non pas de mourir.
Mais de ne plus avoir d’excuses pour VIVRE !

Et puis la sensation est allée voir ailleurs si elle y était…

Mais je garde bien précieusement cette énergie du vas-y fonce, c’est maintenant ou plus jamais ! Je me sentais super-héroïne avec des réacteurs bioniques au bout des pieds…

C’est dingue quand même…
Ça ressemble un peu à ce que je ressens parfois quand j’assiste à des funérailles. J’en sors en me disant qu’il est grand temps de vivre l’essentiel.

Et puis la Vie reprend son train-train…

Attendrons-nous d’être au bord de la mort pour nous mettre à être-faire-dire ce qui compte VRAIMENT ?

Je pose ça là…

Soirée toute belle à toi !

ღ 12/365 ღ

Quand je suis dans mon bureau,
je vois le jardin à l’arrière d’une maison…
S’y baladent régulièrement deux grands chiens, dont un blanc à longs poils que j’adore admirer évoluer…
Il est un peu spécial, unique.
Un loup blanc mystérieux…

Un fin grillage discret clôture l’espace de leurs maîtres, mais à hauteur de mon appartement, un trou s’est formé et les chenapans adorent se faire la malle, explorer les alentours, partir à la découverte du monde.

Sauf que,
depuis quelques jours,
le voisin du bas a réparé le trou
et ajouté une petite clôture en bois avec des piques au sommet.
Nos deux loustics sont désormais coincés dans leur espace…
Je les vois venir checker tous les jours s’il n’y a pas une autre possibilité de prendre la poudre d’escampette. Ils mesurent même d’un regard la possibilité de sauter au-dessus de cette barrière… Ils essaient également de s’aventurer dans un autre bosquet, mais si touffu que leur évasion est désormais rendue impossible…

Ils sont un chez eux confortables, délimités, cadrés. Ils le connaissent par coeur, ce territoire et quand ils se sentent menacés, ils aiment y trouver refuge… Ils ne risquent a priori plus de se faire heurter par une voiture lors de leurs pérégrinations, comme ce fut déjà le cas…

Ce matin, en observant une nouvelle fois leur manège et leur déception perceptible de ne pouvoir découvrir d’autres espaces, j’ai eu le sentiment que la Vie me présentait un miroir.

Je sens à la fois en moi ces loups sauvages avides de tous les possibles à déguster et ce voisin prudent qui bouche tous les trous pour que rien ne dépasse, tout reste à sa place, au chaud, en sécurité, figé, habituel…

Je sens aussi que la Vie ne me demande pas de renoncer à l’un pour avoir l’autre, mais de danser subtilement entre les deux espaces… Celui, rassurant de mon cocon, de ce qui nourrit mon élan à me sentir sécurisée. Et puis, celui excessivement excitant, grisant mais également stressant, du monde des nouvelles aventures, des projets à concrétiser, des pas à poser, des rencontres à oser provoquer, des “oui” à prononcer, des collaborations à créer…

Savourer le confort
puis oser l’inconfort momentané de nouveaux territoires à explorer…
Me poser pour respirer
et repartir le coeur serré, mais l’âme libérée…

Je pose ça là…

Doux instants à toi…

11/365
Aaaaarghhhh…
18h27, je termine le courriel à envoyer à mes abonnés pour mon activité de soirée-repas entre célibataires.

Je me rends compte que je dois renouveler l’abonnement à mon logiciel d’emailing, ce que je fais immédiatement.

Je reçois la confirmation de paiement et puis tout se déconnecte…

Interloquée, je tente d’ouvrir ma session pour que ma campagne puisse partir dans les boîtes de mes célibataires enthousiastes… Impossible…

Message d’erreur disant que le mot de passe est erroné.
Ah bon? Mais il est enregistré…

Je tente quand même l’opération « mot de passe oublié ».

Aucune possibilité de connexion.
Des captcha avec choix d’images apparaissent…
La panique commence à monter.
Suivie à ses fesses par la colère…
Je sens que ça bout à l’intérieur de moi.
J’envoie un email affolé à la firme… mais un samedi à 18h45…je ne suis pas des plus optimistes…
Je tente d’autres manips..
Et la colère continue de monter…
Peur de perdre aussi tous mes contacts…

Je pourrais taper très fort sur des trucs pour que ça s’apaise en moi…

Et puis je sens vraiment
que j’ai un choix à faire…

La réalité du moment,
c’est une impossibilité à me connecter à mon compte et à envoyer cet email.
Je sens de la peur et une grooose colère ascendante 😅
J’ai fait ce que je pouvais :
– vérifier que d’autres utilisateurs avaient le même problème
– envoyer un courrier pour crier à l’aide
– demandé un reset de mon mot de passe.

Vient alors le choix…
Soit JE me gâche la soirée en m’énervant encore plus…
En tenant mille fois d’autres manips…
En m’inventant les scénarios catastrophes les plus rageants…
Soit, je considère que j’ai posé les actes qui sont de ma responsabilité. Que donc concrètement, je ne peux absolument rien faire pour régler présentement la situation… et que je n’ai qu’à attendre que le SAV réponde à mon appel au secouuuurs… et profiter de ma soirée…

Face à une réalité qui vient nous titiller,
on a toujours
à un moment
une décision à prendre…

D’abord, accueillir, mesurer l’intensité et combien ce qui se passe me touche…
et laisser passer le flot émotionnel (ici : jfghghjghrosutyhfjswhsugsrtquzrht💩fdkhgmhsmhjhhsuhuhsfhjdshjhj😭😱😲😫🤒👿😈☠️ghjowdmhmgmghogh )…

et puis,
après avoir posé un acte vers ce que je veux à la place de ce gros paquet merdique que l’Univers me livre
je choisis
de rester dans ma tornade colérique-rage-peur-tristesse-nondedjeudebordeldemerde…
ou
je choisis de sortir de la tempête…

Ce soir, je décide de sortir de l’énervement et de me créer une toute belle soirée !
(bon, évidemment, pour ceux qui aiment les raccourcis, l’importance de l’événement qui nous percute va, évidemment, modifier le délai et la facilité à sortir de la tempête…)

Je pose ça là…

Soirée belle à toi !

10/365
En direct de mon train retour d’Etterbeek à Ottignies…

Il y a des années,
par exemple,
je n’osais pas faire remarquer à un serveur que le plat qu’il m’avait apporté n’était pas celui que j’avais commandé…

Ou demander à un collègue s’il pouvait faire un crochet pour me déposer ici ou là…

Ou…

Mais depuis que j’ai appris à me respecter, à me chouchouter et à vouloir le mieux pour moi, à la fois comme une petite mère et un p’tit père intérieur…

Depuis que je me rappelle que celui qui ne demande rien, n’obtient rien… et qu’en lieu et place de râler dans mon coin ou pire, de partager mon mécontentement avec quelqu’un d’autre… j’ai le choix de communiquer…

Depuis que ce que vont penser les autres ne m’inquiète plus…

Depuis aussi que j’ai tenté l’expérience de multiples fois, la plupart avec succès, j’ai renforcé mon nouveau comportement : en toutes situations, oser demander !

Ce soir encore, train avec une correspondance très très short… Lors du passage du contrôleur, je lui demande s’il pense que la correspondance dont j’ai besoin sera assurée et s’il peut éventuellement faire quelque chose… l’idée de patienter une heure dans une gare à cette heure n’étant pas dans mes options favorites…

Il me précisa que ce n’était pas certain du tout… puis, dans un adorable élan de gentillesse a contacté le graaaand responsaaaable des trains pour demander qu’en cas de retard, la correspondance patiente.
Oui, oui, lui a-t-on rétorqué!

Et me voilà de retour @home en deux coups de cuillères à pot, parce que j’ai osé ouvrir ma bouche et que je suis tombée sur un humain au grand coeur…

Arrêtons de ne pas oser, de nous demander si ça se fait, si on y a droit, si on ne va pas paraître con… Faisons preuve d’audace… D’abord avec de petites choses, comme de petites exercices pour faire ses gammes
et puis…. rien ne pourra plus nous résister…

Parce qu’on mérite le meilleur !
Parce que la Vie peut aussi être simple !
Parce que les humains adooorent contribuer au mieux-être des autres !

Je pose ça là !
Soirée belle à toi !

9/365

De délicieux cookies au chocolat sortent à l’instant du four… L’odeur est réconfortante, chaleureuse, sensuelle… Le corsé du cacao venu en renfort ajoute une intensité à ce cercle gourmand, croquant autour et moelleux en son coeur…

Du coup,
ça me fait songer à nous,
parfois en armure face au monde
et l’intérieur tellement moelleux…
au fond…

Ce côté vulnérable,
j’aime tant le déceler chez les autres,
derrière des couches de
je suis trop fooort…

C’est un des aspects qui me touche le plus chez celles et ceux que je rencontre…

Oser dire
« je ne sais pas »
« ça me fait mal »
« j’en suis ému »
« apprends-moi »
« je ne trouve pas »
« je ne comprends pas »…

Je me souviens d’un homme pour qui je craquais…
Je lui avais préparé un jeu de piste pour découvrir qui se cachait derrière un petit présent que je lui avais envoyé…

Une des tâches était de retrouver un indice que j’avais planqué sous un aliment dans un supermarché du coin…
Il est revenu vers moi en disant qu’il n’avait pas eu le temps d’y aller et que je pouvais me dévoiler si je voulais… ou pas…

La Vie est coquine…
Le hasard a fait qu’une amie l’a vu chercher après mon indice 😂 mais dans le mauvais rayon…

Il m’a avoué plus tard qu’il n’avait effectivement pas trouvé…

J’ai trouvé cela tellement touchant que cet homme que je ressentais si sûr de lui me « mente »…
Ce grand homme plein d’assurance,
ne pouvait pas,
à ce moment-là,
juste me partager ce qui s’était passé et reconnaître cette si douce petite broutille, ce « je n’ai pas trouvé »…

Je me montre régulièrement vulnérable face à vous.
Parce que j’ai parfois des retours qui me font croire que je suis Sainte Delphine, Reine de la Sérénité…
Ben non…
Je pleure, je ris.
J’ai de jolis dons et de grosses merdounettes à chouchouter…
Je me trompe, je trébuche, j’ai des défis à relever, je ne chie pas des paillettes, les ordis récalcitrants me font perdre mon self-contrôle, j’en passe et des meilleures…

T’es un humain.
Par définition, tu as des failles, des p’tites crasses qui coincent aux entournures, des aspérités, des plis et des bosses… avoir l’humilité, non pas de toutes les exposer (l’intimité, c’est agréable aussi), mais de t’en souvenir et pouvoir ouvrir cette porte à d’autres, ça fait tellement de bien!

Tout ça pour un cookie au chocolat 😂
(j’fais un cours de cuisine « Escale à NY le 3 mars, la recette est dedaaaans : viendez ! 😁 )

Je pose ça là…

Soirée belle à toi !

8/365
En visite namuroise chez Mamounette,
je m’offre un capuccino en l’attendant…

Depuis hier soir,
j’ai le blues…

Je pourrais manger des délices pour oublier un instant…
Me noyer dans des livres, des films, des occupations futiles…
Je pourrais acheter des trucs pour remplir un vide…
Je pourrais mettre la musique à fond pour tenter de me remonter le moral…
Je pourrais me souvenir de préceptes spirituels pour me souvenir que tout est impermanent…

Je pourrais jouer à la femme forte, ravaler mes larmes et mon spleen du jour..

Encore.

Je pourrais…

Mais tu sais quoi… ?
Aujourd’hui,
ce n’est pas ce que je choisis de faire…
Je vais la laisser vivre, ma tristesse…
Laisser couler mes larmes.
Laisser sortir mes sanglots.
Laisser cette boule au coeur prendre toute la place dont elle a besoin
Laisser les autres me donner du réconfort.
Me donner la permission d’envoyer paître ceux qui vont vouloir me réparer. Me donner des leçons. Des conseils. Ce genre de trucs qui rajoutent une couche de colère à mon spleen…

Aujourd’hui,
je laisse la tristesse me traverser.

Et toi…
Tu te donnes le droit parfois
De la saluer
la tristesse
la colère
la peur ?
Où tu la fuis
Vite vite vite… ?

Je pose ça là…

Doux mercredinou

7/365
Confidence à coeur ouvert…
Ce soir, je cherche l’inspiration pour la bafouille n°7…

Je fais des fouilles dans de vieux cartons rabougris et je tombe sur un carnet raccommodé dont de précieuses recettes d’une grand-tante que j’adorais tartinnent les pages jaunies par le temps…

Elle était canaille et cuisinière hors paire…

Je me souviens de sa brioche moelleuse et réconfortante, dégustée sur la toile cirée de la grande table du living…
Sa texture fondante est toujours si présente.
Je n’ai qu’à fermer les yeux…
Me voilà hors du temps… J’ai 5 ans…

Puis d’anciennes photos glissent entre mes doigts.
Sur celle-ci,
mon coeur s’arrête, l’émotion monte…
La maison wépionnaise de ma petite enfance…
derrière la baie vitrée
mon Papa
qui me tient dans ses bras…

Aujourd’hui,
j’ai 42 printemps.
Il est parti il y a bientôt 37 hivers
Et quand je le revois sur une photographie, toujours ça se serre,
là à l’intérieur…
Un jour, en tentant d’expliquer à quelqu’un pourquoi je devais bosser sur moi pour laisser rentrer les gens dans ma vie après le cataclysme que fut sa perte foudroyante… parce que de puissants gardiens en moi refusaient que j’ai à revivre pareille douleur…
on me rétorqua :
“ah, je croyais que tu avais fait ton deuil”…

Ce jour-là, je me suis sentie tellement incomprise.

Et je pense que ce soir,
j’ai envie de déposer quelques mots à ce propos.

Perdre son papa
du jour au lendemain,
sans tambour ni trompette
pour un enfant
c’est indescriptible.
Une faille se crée et rien ne sera plus jamais comme avant…

Tu peux
au fil du temps
te faire accompagner pour accueillir, être en colère, faire la paix, vérifier qu’un bout de toi ne le suit pas inconsciemment dans la mort en te sabotant ou en ne vivant pas réellement…
Tu peux ensuite, avec du recul, sentir tout ce que ça t’a permis d’acquérir en terme de sensibilité, de capacité à l’empathie, à l’écoute, mais aussi à faire preuve de résilience.

Mais la fêlure,
elle reste.

Toi qui as un jour perdu un être cher.
Je te serre tout fort contre mon coeur.
Je dépose sur tes cicatrices,
un baume d’amour pour adoucir ta peine…
Car je sais que certains jours,
elle peut être tellement présente…

Ils ne pourront pas tous comprendre
qu’avec le temps
ta blessure n’aie pas complètement disparu…
Moi j’leur rappelle
d’marcher doucement
dans la vie des gens…

Hommage à toutes ces âmes
passées de l’autre côté
et logées si profond dans nos palpitants…
Pensées pour tout ceux qui restent
et qui parfois détestent
que leur sourire si doux ne soit plus parmi nous…

Je pose ça là…
Soirée belle pour toi…

6/365

Pourquoi je n’écrirai pas sur les incendies en Australie ?

Parce ces images de désolation qui inondent mon fil Facebook ne servent à rien sinon à alimenter un égrégore (un gros nuage de pensées douloureuses si tu veux) qui plombent nos énergies…

C’est affreux.
Ça déchire le Coeur.

Bien sûr,
on peut prier pour l’Australie
Bien sûr
on peut donner pour l’Australie.
Comme on peut le faire pour la Syrie,
Notre Dame
ou l’Ethiopie
et tellement d’autres…

Bien sûr l’entraide est importante.

Mais le véritable changement viendra de l’intérieur de chacun de nous.

En apportant la paix en nous,
en modifiant nos comportements,
en nous allégeant de nos bagages inter-générationnels,
en regardant nos ombres autant que nos lumières,
en ajustant notre façon de con-sommer
de considérer le règne animal et végétal,
en étant capable de nous écouter
et d’écouter
vraiment l’autre

Ne nous baignons pas dans les catastrophes du Monde.
Elles sont le reflet de notre monde intérieur.
Nous savons qu’elles existent
Que cela va-t-il nous apporter sinon de la peur et de la désolation?
Que fait-on de bon à partir de la peur et la désolation?

Je nous invite plutôt à,
non pas nous voiler la face
en vivant dans Bisounours’land,
mais en nous rappelant que la solution,
la véritable solution,
elle vient du quotidien,
de notre façon de nous traiter,
de traiter l’autre
d’être capable de reconnaître ses erreurs,
de réparer,
d’apporter plus de conscience
en chacun de nos actes,
chacune de nos pensées,
chacune de nos paroles…

L’Australie n’a pas besoin de l’aide de Dieu,
elle a besoin du changement intérieur
de chacun d’entre nous.
Et si on est plus de 7 milliards à s’y mettre
Tu
imagines … ?

« Imagine all the people
Living life in peace
You, you may say I’m a dreamer
But I’m not the only one
I hope someday you will join us
And the world will be as one »

Je pose ça là….

5/365

Vendredi aprem
j’étais toute seule dans la Maison communale dans laquelle je travaille pour mon job n°2.
Alors fermée au public
j’avais ôté mes bottes.
Un café adorablement préparé par une collègue fumait sur mon bureau…
Un éclair gourmand m’appelait de tout son p’tit corps tendre et chocolaté…
Le sapin brillait encore de toutes ses boules et guirlandes…
La bougie crépitante offerte par une Ex-Echevine chérie achevait de créer l’ambiance propice à me sentir, presque, comme à la maison…

Vers 14h30, je suis allée ouvrir au facteur
et,
revenant alors vers mon cocon pour me remettre au travail,
je me sentis comme la maîtresse de maison d’une énooooorme bâtisse,
me disant ensuite que ça devait être super chouette d’habiter une grande demeure…

Cette réflexion m’a surprise parce que j’ai remarqué que je m’étais conditionnée.
Conditionnée à vivre dans un espace de telle taille, dans tel budget, avec tel type de déco venant de tel type de magasin… Me disant que je n’avais pas besoin de plus, que c’était très bien comme ça…
J’ai clairement senti que quelqu’un en moi, croyait que c’était uniquement ça (aussi chouette soit-il), ce à quoi il avait droit.

Il a des oeillères, sur tous les autres possibles… Il détermine ce qui est, comme la normalité.
Non pas que ce soit une fin en soi d’habiter une villa, un château, une bâtisse imposante.
Non pas que j’ai besoin de consommer plus ou de vivre nécessairement dans un espace plus grand.

Mais je veux avoir le choix.
Je veux me donner le choix.
Ôter les barrières,
déshabiller mes conditionnements
ceux avec lesquels je vis depuis si longtemps
et dont la routine rassurante
finit par me faire oublier
que si j’ai envie de les goûter
d’autres saveurs existent…

Et toi, de quels nouveaux horizons ne t’imagines-tu même pas avoir droit ?

Je pose ça là…

Doux dimanchinouuuuu

4/365

Ce matin,
je me demande si toi aussi tu as mis de côté une activité que tu aimes vraiment beaucoup…

Tu sais,
une qui t’apporte de l’énergie,
que tu peux faire pendant des heures sans avoir conscience du temps qui passe,
une qui te ressource,
sur laquelle tu veux toujours en savoir plus,
pour laquelle tu adooores créer, expérimenter…

Perso,
je me suis rendue compte que j’avais mis la cuisine de côté.

Et tu sais pourquoi…

Parce qu’une part de moi
croit qu’il y a plus important dans la vie…
Delphiiiine
contribuer à un monde meilleur en proposant des consultations et des formations pour vivre mieux,
ça c’est bien…
Mais des ateliers gourmands,
ce n’est pas très sérieux…

Y’a même une autre part,
celle qui n’a jamais voulu dire oui à l’incarnation,
qui dit d’ailleurs que la nourriture
on s’en fout…
Ben oui,
elle,
elle pourrait se nourrir d’amour et d’eau fraîche…

Sauf qu’humaine, sensuelle et gourmande,
je suis…
Et qu’aujourd’hui,
ils me manquent
ces bons petits plats à partager,
ces recettes chéries à enseigner…

J’ai recommencé,
au grand plaisir de mes collègues,
à apporter des p’tites douceurs maison…
J’adore l’espèce d’énergie conviviale que ça crée…
Je crois très franchement que je me sers des ateliers culinaires ou des events sur mesure que je propose (tu sais pour une réunion entre collègues, amis,…)
pour,
en réalité,
faire ce que j’aime encore plus :
créer-embellir-réparer le lien,
la relation…
C’est un prétexte gourmand
pour impulser des énergies souriantes et apporter une dose de peps à chacun…
Offrir un moment hors du temps
pour apprendre
rencontrer
et recharger ses batteries…
Finalement,
c’est important
ça
aussi…

Alors, quelle est ton activité chérie, que tu as peut-être remisée au placard ces derniers temps
ou depuis bien plus longtemps ?

Je pose ça là…

Journée belle belle belle !

3/365

Les voeux de Nouvel An m’ont donné une leçon d’humilité 😅

J’en ai reçues quelques-unes dans ce sens,
de leçons,
comme pour me rappeler que ce n’est pas
moi moi moi
qui suis au centre de tout…

J’ai notamment envoyé un SMS à deux personnes
qui m’ont répondu
« c’est qui? »
😂

Et là,
y’a un bout de toi qui rit
« ah oui d’accord »
et un autre
un peu plus triste
qui se rend compte
que l’autre que t’apprécies
ben en fait
il n’en a rien à battre…

Tu as vu comme c’est dingue ce que le Mental nous fait faire ?
Les premières pensées qui viennent ne sont pas des apaisantes ou des p’tites phrases sympas qui relativisent…
Non, non, non
Tout de suite, elles te font glisser vers des scénarios catastrophiques
où l’autre est un gros con-vilain-méchant
et où toi
tu es la pauuuuvre victime
d’un complot maléfique…

Moi
j’ai envie de me rappeler
d’éviter les conclusions hâtives (du genre : tu n’es pas enregistrée dans mon tel –> je m’en fouuus de toi)
et aussi
(décidément, c’est ma thématique du moment,
histoire que mes piqûres de rappel soient bien faites)
 que je peux choisir de ruminer et ronchonner des heures durant sur la décision de quelqu’un d’autre
ou
d’éclaircir les choses
de vérifier au besoin
et surtout de me demander si c’est vraiment important…

Parce qu’au fond,
j’écrivais pas un message pour avoir un retour,
me sentir exister
ou importante.
J’écrivais un message parce que ces personnes,
je les apprécie
j’ai partagé de chouettes moments avec elles
et j’avais envie de leur envoyer un peu d’Amour
sans aucun besoin de retour…

Que je sois
ou pas
dans leur répertoire
finalement
quelle importance !

Je pose ça là…

Journée belle !

#2/365

Je ne sais pas si je t’en ai déjà parlé,
mais je me fais joyeusement accompagner par une excellente astrologue au grand cœur.

Je reçois une guidance chaque mois
(rien à voir avec les horoscopes bidons des magazines féminins hein)
et,
dans celle du mois de décembre,
j’avais
entre bien d’autres choses,
la notion de « place » à explorer…

Je dois dire que la Vie m’a bien titillée à ce sujet effectivement.

Quelle place je prends dans les divers secteurs de mon existence ?
Quelle est ma valeur ? Quelle valeur je me donne ? Dépend-elle de quelque chose, quelqu’un ?

A plusieurs reprises, dans mon contexte professionnel,
mes oreilles ont capté des bavardages…

Elles ne m’étaient pas du tout adressées personnellement, mais j’ai chaque fois senti
un p’tit malaise dans mon corps d’abord
(tu sais, le truc qui coince au niveau du plexus )…

Du coup,
J’explore.
C’est un indice que quelque chose demande à être entendu.

Pour te poser le cadre,
outre mon job d’indépendante,
j’en occupe un autre de salariée
dans le secteur public.

J’avais fait le choix,
il y a 8 ans,
après avoir quitté l’enseignement
(pour désaccord irrémédiable entre le système éducatif et moi) ,
de trouver un petit job agréable
qui me permettrait de continuer à être indépendante en parallèle
et nourrirait mon plaisir à être en contact et à rendre service sans emporter un tas de dossiers @home en rentrant.

Ces derniers temps donc,
j’entends des dialogues qui dévalorisent la fonction que j’occupe avec mes collègues,
par exemple
sous prétexte qu’il ne faille qu’un CESS (certificat d’enseignement secondaire supérieur) pour y accéder.

Et là,
j’ai une petite part pleine de fierté
qui se met à crier à l’intérieur de moi.

Elle me raconte que,
moi,
je suis graduée et que ce serait bien de le diiiiire.

Elle pense que sa valeur
évolue en fonction du diplôme qu’elle a obtenu
et elle se sent vexée quand on ne sait pas qu’elle en a un.

Un autre bout de moi,
la regarde avec bienveillance.

Elle sait très bien que sa valeur n’est déterminée par
rien de ce qu’elle dit.
Fait
Ne dit pas
Ne fait pas.

Elle sait très bien que peu importe
ce que le Monde autour pense,
elle a de la valeur
et que celle-ci n’a absolument rien à voir avec le poste qu’elle occupe.
Non plus.

Elle a de la valeur,
Par le simple fait d’exister.

Ce qui est important pour moi,
c’est d’écouter les deux bouts,
les deux Delphine qui se font entendre.

Et de décider
(parce que c’est un choix)
que c’est la deuxième qui,
après avoir écouté la première,
va prendre les choses en mains.

Si je laisse la première mener la danse,
je vais me sentir blessée,
être désagréable avec « ceux qui émettent leurs avis »
me dénigrer,
ou placer dans la conversation que
moi,
je suis surqualifiée.

Faire cela.
Ecouter les deux voix (ou 3 ou 4 ou…)
ça demande d’être présent à soi…

Cette aprem,
par exemple,
j’ai d’abord quitté la pièce
et puis lancé des éclairs nucléaires
à celui qui avait lancé ces propos détonateurs
(et qui n’a absolument rien compris à ce qui se passait pour moi).

Et puis j’ai pu faire la part des choses.

Mais
après tout ça
j’avais vraiment envie de nous rappeler,
de prendre le temps d’écouter le brouhaha interne.
Il a beaucoup de choses à nous apprendre.
Et surtout,
il y a un choix à poser
sur le bout de nous qui prend les commandes…

Par contre,
suite intéressante,
une autre part de moi
s’est manifestée aussi…
se demandant pourquoi
elle ne pourrait pas avoir un poste de salariée
qui prendrait en compte ses talents,
ses compétences
et la joie qu’elle a à les exercer…

Mais ça,
C’est une histoire à conter !

Je pose ça là…

Soirée belle !

#1/365

Tu sais
dans la Vie
on est tous un peu cassés…
On a des bouts de nous
éparpillés partout…
Des blessures qui saignent encore
d’autres qui nous suivront jusqu’à l’âme hors…

On a débarqué sur Terre
sans mode d’emploi
recettes
ou potions toutes faites
Oh
certains veulent nous faire croire
qu’ils détiennent le grimoire
et que contre quelques p’tits sous
ils nous délivreront le secret fou
la baguette magique
la formule de la réussite…

J’suis ni pire
ni mieux qu’les autres
j’fais c’que j’peux
avec les moyens que j’ai…
J’tente d’agir avec le coeur pour boussole
mais j’sais très bien qu’certains jours
elle perd le nord sans détours
et mes décisions me désolent…
Mais très vite j’me console
J’veux pas d’une vie qui gondole…

J’n’ai pas d’conseils à donner
mais force est de constater
que les mots qui déboulent sous mes doigts
souvent résonnent en toi…

Alors j’ai décidé
d’contribuer plus intensément
durant cet an
qui nous ouvre les bras…

J’suis pas maman
et je sens du coup
qu’une contribution d’un autre genre
que celle d’un joli bébé
j’ai à déposer…

J’vais t’écrire tous les jours
des paroles velours
des expériences
qui
j’espère
feront sens…

On commence sur Facebook
Mais j’crois que pour te partager
une certaine intimité
On migrera dans ta boîte mails
J’ai pas toujours envie d’exposer
j’veux créer une complicité…

On est le Un.
Ça donne un élan tu le sens?
Un truc qui redémarre
un moment où tu peux recycler
tous les trucs dont tu ne veux plus
ce qui te semble superflu…

J’te souhaite de commencer
avec dans la tête
des tas d’idées de fête
et d’te rappeler que même si tu trébuches
à chaque seconde
t’as le droit de te l’offrir
ce nouveau départ
cette Vie qui sourit
ce bout d’paradis…

Je pose ça là …