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Citations - Delphine Hourlay - Coaching et formations en ligne

 

Apprendre à utiliser les événements douloureux pour grandir (2/2)

Dans l’article de ce samedi, JOUR 8, vous avez appris ou redécouvert la pratique qui vous permet d’être observateur de vos pensées et émotions. Je vous invite à le lire si ce n’est déjà fait afin de suivre aisément mes propos. Cette habitude, si vous la mettez en pratique régulièrement, va vous permettre d’obtenir de réels changements au sein de votre vie :

apaiser votre mental qui tourne en boucle;
gagner en sérénité;
être plus présent à vous-même et donc vous connaître mieux;
offrir une meilleure gestion de vos relations interpersonnelles;
et j’en oublie très certainement tant les effets sont nombreux.

Parfois, surtout au début de cette pratique ou au creux des moments plus douloureux de votre existence, vous remarquerez que la force des pensées est très intense. Elles veulent littéralement vous embarquer avec elles dans ce tourbillon de « blablas » énergivores et stériles. Plus vous ferez vôtre cette habitude de rester observateur de ce flot caquetant, plus vous sentirez une réelle paix vous habiter; vous resterez enracinés tel un chêne millénaire au coeur de la tempête.

Ce principe intégré, entrons maintenant dans le fonctionnement du processus en trois étapes que je vous annonçais dans l’article précédent. Je reprends l’exemple du jour 8 et poursuivrai avec une expérience personnelle pour le jour 11 afin d’illustrer ce que cela peut donner pour une situation différente.

Vous venez donc d’être interrompu(e) par votre partenaire et vous vous retrouvez soudainement rempli(e) de sensations dysharmonieuses et de pensées qui se bousculent. La première étape est de prendre le temps d’accueillir les émotions qui vous envoient des messages à ne pas négliger mais qu’il n’est pas utile non plus d’entretenir et de faire grandir en alimentant le ressentiment éventuel que vous sentez envers votre partenaire.

Entrez à l’intérieur de vous et sentez les endroits de votre corps où les tensions se sont installées. Identifiez-les, nommez-les. Vous pouvez également employer une métaphore pour les décrire.

Où précisément l’inconfort se manifeste-t-il?
C’est « comme si quoi? »
« Je sens un poids au niveau du plexus solaire et j’ai mon coeur froissé, comme si j’avais reçu une flèche. Ma respiration s’est accélérée et une sensation de chaleur rougit mon visage ».

Dans le même temps, tentez d’identifier la ou les émotions ressenties en faisant s’exprimer les parts de vous qui ont été stimulées :

Comment je me sens? Quelles sont les émotions présentes en moi?
« Je me sens triste, en colère et vexée ».

Quels sont les besoins que j’ai et qui n’ont pas été nourris dans cette expérience?
« J’avais besoin de calme et de concentration. Je m’offrais ce temps pour pouvoir exprimer ma gratitude à une amie et j’avais besoin que mon entourage le respecte.

Qu’est-ce que ça vient éventuellement toucher en moi?
« Je veille toujours à ce que l’Autre soit bien, ne soit pas dérangé, à ce qu’il ait tout ce qu’il désire et là, pour une fois que je prends un peu de temps pour moi, je suis interrompu(e). Je me sens triste et en colère qu’on ne porte pas plus attention à moi. Triste aussi de vivre ce froid avec cette personne que j’aime tant. Vexé(e) également parce qu’il me dit que je ne suis pas quelqu’un qui sait rire ».

Une fois que vous aurez pleinement accueilli et identifié tout cela en vous, vous devriez déjà sentir une certaine paix vous envahir parce que vous avez laissé la place aux parts en vous qui sont touchées le moyen de s’exprimer, de se dire et ainsi de lâcher la pression accumulée en dédramatisant, en stoppant le film que vous étiez en train de vous raconter. Cette première étape prend plus ou moins de temps selon votre habitude à la pratiquer mais également de l’intensité de la situation déclencheur. Notre exemple est volontairement peu important pour mieux saisir le fonctionnement. Mais, personnellement, je procède exactement de la même façon avec des événements plus intenses. Vous pourrez passer à l’étape deux seulement et uniquement quand tout aura été accueilli.

L’étape deux nous invite à déceler le besoin de l’Autre pour agir comme il a l’a fait et ainsi le rejoindre dans son élan véritable qui n’était pas de nous mettre en colère ou de nous attrister, mais très probablement de prendre soin de nous en provoquant un moment de rire et de plaisir partagé. Rejoindre l’autre en vous demandant quel besoin (non nourri) il a pour agir comme il l’a fait, est vraiment précieux et recrée le lien entre lui et vous. Attention cependant, vous émettez, lors de cette étape, des suppositions bienveillantes qu’il sera bon de vérifier. L’idée est simplement de renouer le lien avec le coeur, au lieu de laisser s’installer la coupure. Ce qu’il a dit ou fait, il l’a dit ou fait pour répondre à un de ses besoins. Le scénario est parfois maladroit, mais c’est le seul qu’il a trouvé à l’instant T.

La plupart du temps, en tous cas je le constate au quotidien, le comportement que j’identifie chez l’autre m’invite à regarder s’il est mien aussi et/ou quel est le message que cet événement a à me transmettre. Au coeur de l’étape 3, vous pouvez vous demander s’il vous arrive, à vous, d’avoir un élan vers quelqu’un d’autre, de passer à l’action et de vous rendre compte que le besoin de la personne en face de vous n’était pas du tout celui qui était le vôtre à ce moment. Vous pouvez alors émettre l’intention d’être plus attentif aux signes qu’émet la « cible », en évitant ainsi d’être maladroit(e).

Une étape 4 est évidemment souhaitée, mais elle demande, quant à elle, un processus à part entière et requiert l’usage d’une communication adaptée, du type CNV (Communication non violente) qui va vous permettre d’aller vers l’autre pour ouvrir un dialogue constructif où chacun pourra s’exprimer et dont l’objectif sera d’aplanir le différend ou en tous cas, de le clarifier… parce que, comme Raja nous le rappelait dans sa recette du Spaghetti de l’Amour, nous avons chacun « un bout » dans une relation et, si nous sommes responsable du nôtre, nous n’avons pas le pouvoir sur celui de l’autre. Nous aborderons le fonctionnement d’une communication sereine dans un prochain article car elle me semble primordiale pour installer durablement le Soleil dans notre Vie.

Notez qu’il est possible que vous identifiez plusieurs freins s’immiscant dans cette pratique : vous ne savez pas ce qu’est une émotion ou n’en connaissez pas les multiples subtilités; vous ignorez quels sont vos besoins et donc encore moins comment y répondre (…). Nous les évoquerons également au cours de notre programme.

Je vous souhaite de belles expérimentations et vous invite à me laisser vos commentaires, questions et remarques ci-dessous ou via mail. Je reste à l’écoute de vos besoins!

Prenez soin de vous ♥ !

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Faisons connaissance…

Delphine Hourlay

Bonjour!

Je m’appelle Delphine Hourlay…

Petite Fée ayant à coeur de titiller, de rencontrer, de partager ses expériences de vie, trouvailles et découvertes pour révéler au Monde, chaque jour un peu plus notre Soleil intérieur !

Je m’engage à faire de mon « Bien Être » :

*mon unique mission à plein temps

*le plus beau des présents à tous ceux que je croise sur mon chemin

*ma contribution au développement d’un Monde plus doux…

Au grand plaisir d’échanger avec vous ♥

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